Andernos-les-Bains compte 5 286 habitants de 65 ans ou plus, soit 41,3 % de sa population — le taux le plus élevé de notre périmètre girondin après Arcachon, dans une commune de 12 710 habitants. Plus de quatre habitants sur dix sont concernés : ici, l'adaptation du logement n'est pas un marché de niche, c'est une préoccupation majoritaire, portée par une génération installée de longue date.
Cette population vit souvent seule. 40,5 % des ménages andernosiens ne comptent qu'une seule personne (2 729 ménages), dont 1 758 femmes seules — contre 1 148 en 2012. En douze ans, le nombre de femmes vivant seules a progressé de plus de 50 %. C'est le facteur qui complique tout : la décision d'engager des travaux se prend seule, souvent sans aidant à proximité, et le montage du dossier d'aide repose sur une seule personne.
85,8 % des logements d'Andernos sont des maisons (8 585 sur 10 234) et 85,2 % des résidences principales. C'est un profil très pavillonnaire pour une station balnéaire — et cela oriente tout le sujet : ici, le point de blocage n'est pas la salle de bain d'un appartement, c'est l'escalier d'une maison à étage, souvent emprunté plusieurs fois par jour.
Le bâti raconte trois Andernos. Le vieux village conserve peu de très ancien — 100 maisons seulement datent d'avant 1919, mais 346 de 1919-1945. Vient ensuite la vague du développement résidentiel : 1 019 maisons de 1946-1970, 1 580 de 1971-1990 et 1 323 de 1991-2005. Ces trois blocs réunis représentent près de 4 000 pavillons à escalier droit, où un monte-escalier de série se pose en une journée. À côté, 533 logements collectifs datent de 2006-2020 : là, le sujet est la baignoire.
Côté financement, Andernos relève de la COBAN (agglomération du Bassin d'Arcachon Nord), dont la plateforme ÉCO'BAN accompagne gratuitement les particuliers dans leurs projets de rénovation et d'adaptation. Et comme toute la côte, la commune subit l'air salin : sur un équipement extérieur, l'inox de grade 316 est indispensable — le 304 se pique en quelques saisons face au bassin.