Mauléon-Licharre affiche 34,6 % d'habitants de 65 ans ou plus (1 032 personnes) — le taux le plus élevé de toutes nos communes cibles, avec Salies-de-Béarn. Et 47,8 % des ménages ne comptent qu'une seule personne (719 ménages). Pour une commune de moins de 3 000 habitants, la concentration de grand âge et d'isolement est remarquable.
Capitale de la Soule, la plus petite et la plus méconnue des sept provinces basques, Mauléon est une ville de tradition : fabrication d'espadrilles, pastorale, euskara. Son bâti le reflète — 143 maisons datent d'avant 1919, plus 106 de 1919-1945, dans un centre serré autour du château-fort d'Andurain et des ruelles anciennes. Viennent ensuite 250 maisons des années 1946-1970 et 210 des années 1971-1990.
Mauléon est majoritairement une ville de maisons : 58,0 % des résidences principales (836) contre 42,0 % d'appartements (605). Le profil est rural et montagnard : habitat dispersé dans les vallées, maisons fortes basques, fermes-étables transformées. Les surfaces sont souvent grandes et les escaliers nombreux — les fermes basques ont longtemps logé hommes et bêtes sous le même toit, sur plusieurs niveaux.
Autre spécificité de la Soule : la topographie. C'est un pays de collines et de vallées étroites, où beaucoup d'accès se font par des chemins en pente. La rampe y est rarement réalisable, et la plateforme élévatrice — éligible aux mêmes aides — devient souvent la seule solution sans gros œuvre.
Le point fort de Mauléon est son classement favorable : le SERP « monte escalier Mauléon-Licharre » est le deuxième plus ouvert de tout notre périmètre (aucune annonce, pas de bloc d'établissements locaux, très peu de concurrents sérieux). Et la commune bénéficie du dispositif départemental « Bien chez soi » — jusqu'à 100 % pour l'aménagement au vieillissement — ainsi que de l'aide de la Communauté d'Agglomération Pays Basque (jusqu'à 2 000 €), dont Mauléon fait bien partie.