Oloron-Sainte-Marie présente un profil d'isolement remarquable : 3 099 ménages ne comptent qu'une seule personne, soit 53,0 % du total — l'un des taux les plus élevés de tout notre périmètre, dont 1 764 femmes seules. Dans une ville de 10 684 habitants, plus d'un ménage sur deux vit seul. C'est la définition statistique du public concerné par l'adaptation du logement.
La commune compte 3 355 habitants de 65 ans ou plus (31,2 %). Ancienne capitale du Béarn, « balcon et porte d'entrée des Pyrénées béarnaises », Oloron conserve un patrimoine bâti important : 600 maisons datent d'avant 1919, auxquelles s'ajoutent 402 appartements anciens. Ce sont les maisons du vieux Oloron, autour de la cathédrale Sainte-Marie — classée au patrimoine mondial — et du quartier Sainte-Croix, avec leurs escaliers de pierre et de bois, souvent raides et étroits.
Oloron est équilibrée entre maisons et appartements : 51,7 % de maisons (2 938 résidences principales) contre 48,3 % d'appartements (2 745). Le parc est ancien : hormis les 600 maisons d'avant 1919, l'essentiel du bâti date d'avant 1990. Le pavillonnaire récent est marginal (252 maisons depuis 2006). Autrement dit, ici, le monte-escalier se pose presque toujours dans du bâti ancien — ce qui implique du sur-mesure et un ancrage soigné.
La topographie compte aussi : Oloron est une ville de confluence, entre le gave d'Aspe et le gave d'Ossau, construite sur des coteaux et des rives. Les accès sont fréquemment en pente, et les jardins en terrasses — deux configurations où la rampe est souvent irréalisable et où la plateforme élévatrice devient la solution.
Enfin, Oloron a un atout démographique : la ville attire des retraités du Béarn et d'ailleurs, et son offre de services de santé en fait un pôle pour le Haut-Béarn. Le dispositif départemental « Bien chez soi » peut prendre en charge jusqu'à 100 % de l'aménagement du logement au vieillissement.