Saint-Raphaël est l'une des communes les plus concernées du Var : 41 % de sa population a 65 ans ou plus, contre environ 21 % au niveau national. Le département est lui-même l'un des plus âgés de France métropolitaine — et la ville combine trois facteurs qui rendent la question de l'adaptation du logement incontournable.
43,6 % des ménages raphaëlois ne comptent qu'une seule personne, dont 5 418 femmes vivant seules. C'est la situation type du maintien à domicile : un parent isolé, souvent âgé, dans un logement devenu inadapté — et des enfants qui vivent ailleurs et s'inquiètent.
Contrairement à une idée reçue, Saint-Raphaël est majoritairement une ville d'appartements : 65,8 % des résidences principales sont des appartements, contre 34,2 % de maisons. Cela change la nature des solutions : dans un appartement, l'enjeu principal n'est pas l'escalier mais la salle de bain — remplacer une baignoire par une douche de plain-pied, poser des barres d'appui, sécuriser les circulations.
Les 6 655 maisons en résidence principale restent un marché considérable, notamment dans les quartiers résidentiels de Boulouris et Valescure : villas à étage, souvent avec accès extérieur, terrasse ou piscine, où l'escalier devient rapidement infranchissable.
À cela s'ajoute un patrimoine architectural remarquable — une centaine de villas Belle Époque — et un bâti provençal en pierre. Sur ces murs, les fixations demandent un perçage adapté : une cheville standard ne tient pas dans la pierre de l'Estérel.