Cambo-les-Bains compte 2 362 habitants de 65 ans ou plus, soit 34,5 % de la population — un taux comparable à celui de Biarritz, dans une commune trois fois plus petite. Et 47,5 % des ménages ne comptent qu'une seule personne (1 462 ménages), dont 896 femmes seules, un chiffre en forte hausse depuis 2012 (608 cette année-là). Le grand âge et l'isolement progressent ensemble ici.
Deuxième station thermale du Pays basque après Cambo elle-même — la ville vit du thermalisme depuis le XIXe siècle, avec ses thermes Art déco et son parc thermal de 460 arbres — Cambo a une population qui vient ou reste pour la cure. Le climat doux et l'offre médicale attirent des retraités, et la ville compte des établissements de soins et de convalescence. Le public est donc double : les Camboards d'origine, et les curistes installés.
Le bâti reflète cette histoire. 240 logements datent d'avant 1919 : villas de curistes, maisons de maître, immeubles de la période thermale. Le parc est ensuite très varié — 283 maisons et 406 appartements construits entre 2006 et 2020, ce qui signifie que Cambo a beaucoup construit récemment, principalement des résidences. Résultat : 52,4 % d'appartements contre 47,6 % de maisons, une répartition presque égale.
Cette mixité est un atout pour comprendre la demande : dans les appartements récents, le sujet est la salle de bain ; dans les villas anciennes du centre thermal, c'est l'escalier — souvent un bel escalier de maison de curiste, large mais aux marches hautes. Et comme partout au Pays basque, l'humidité impose un traitement anticorrosion soigné sur tout équipement extérieur.
Côté financement, Cambo bénéficie du dispositif le plus généreux du Pays basque : le Département 64 peut prendre en charge jusqu'à 100 % de l'aménagement au vieillissement via « Bien chez soi », et la Communauté d'Agglomération Pays Basque ajoute jusqu'à 2 000 €.