Salies-de-Béarn est la commune la plus âgée des Pyrénées-Atlantiques parmi nos cibles : 1 781 habitants ont 65 ans ou plus, soit 37,3 % de la population. C'est plus que Biarritz (36,0 %) et bien plus que Pau (22,7 %). Et 46,2 % des ménages ne comptent qu'une seule personne (1 135 ménages), dont 668 femmes seules. Pour une commune de moins de 5 000 habitants, la concentration de grand âge est remarquable.
Salies est majoritairement une ville de maisons : 66,3 % des résidences principales (1 608 logements) contre 33,7 % d'appartements. Et le bâti est ancien — 353 maisons datent d'avant 1919, plus 160 de 1919-1945. C'est le cœur historique de la « Venise du Béarn », cette petite cité bâtie autour du Saleys, avec ses maisons à colombages, ses ruelles étroites et ses ponts. Des maisons à étage par construction, souvent aux façades remarquables.
Cette géographie compte pour un projet de travaux. Dans le centre ancien, les maisons sont serrées le long du cours d'eau, avec des escaliers intérieurs raides et étroits, et parfois des accès par des ruelles en pente. Le monte-escalier relève alors souvent du sur-mesure. Le centre de Salies est en outre un site patrimonial remarquable : les travaux visibles depuis l'espace public passent par l'Architecte des Bâtiments de France.
La commune est aussi un pôle thermal et de santé du Béarn, avec des établissements de cure et une maison de retraite. Comme à Cambo, cela fait venir et rester des retraités — et cela signifie que les professionnels locaux connaissent ce type de chantier.
Enfin, Salies bénéficie du dispositif le plus généreux du département : le Département 64 peut prendre en charge jusqu'à 100 % de l'aménagement au vieillissement via « Bien chez soi », auquel s'ajoute l'aide de la Communauté d'Agglomération Pays Basque (jusqu'à 2 000 €).