Six-Fours est la commune la plus âgée du Var parmi nos cibles : 12 892 habitants de 65 ans ou plus, soit 34,5 % de la population. Le vieillissement y est plus marqué encore qu'à Saint-Raphaël ou Hyères. Et 42,8 % des ménages ne comptent qu'une seule personne (8 235 ménages), dont 5 118 femmes seules — un chiffre en hausse continue depuis 2012 (3 832 cette année-là).
Particularité rare sur la côte : Six-Fours est équilibrée entre maisons et appartements — 50,2 % de maisons (9 442) contre 49,8 % d'appartements (9 360). Et le parc de maisons est presque entièrement contemporain : 4 162 maisons ont été construites entre 1971 et 1990, plus 1 884 entre 1946 et 1970, contre seulement 543 avant 1919. Autrement dit, Six-Fours est une ville de pavillons des Trente Glorieuses : rez-de-chaussée, étage, escalier droit raide, chambre en haut. Le gisement de monte-escaliers le plus lisible de tout le Var.
Seule exception patrimoniale : le vieux village du Brusc et ses 543 maisons d'avant 1919, ainsi que les noyaux anciens de Sanary et du cap Sicié. Là, le bâti est de maisons de pêcheurs serrées, avec des escaliers étroits et parfois des accès en surplomb de la mer — où une rampe peut devenir visible depuis la rue et nécessiter une autorisation.
Le littoral impose sa contrainte habituelle : air marin. Six-Fours s'étend de la plage de Bonnegrâce au cap Sicié, avec les Embiez au large. Sur une installation extérieure, l'inox de grade 316 est indispensable — non négociable sur cette côte.
Côté financement, Six-Fours relève de la Métropole Toulon Provence Méditerranée, qui porte une OPAH couvrant douze communes du Var et un service d'aide à la rénovation. Point important : la Métropole rappelle que les travaux ne doivent pas avoir commencé avant le dépôt de la demande de subvention.